La grande démission. Le quiet quitting. La désillusion professionnelle. Depuis quelques années, une question traverse les organisations et les individus avec une intensité nouvelle : est-ce que ce que je fais a du sens ?
Cette question, les multipotentiels se la posent souvent en premier. Et paradoxalement, ils sont aussi ceux qui sont les mieux équipés pour y répondre.
Pourquoi la quête de sens est particulièrement intense chez les multipotentiels
Le sens, pour un·e multipotentiel·le, n’est pas optionnel. C’est un carburant. Sans lui, l’intérêt s’éteint, la motivation disparaît, et même les compétences les mieux développées deviennent inutilisables.
Les neurosciences l’expliquent : le système dopaminergique des multipotentiels s’active particulièrement lors de la nouveauté et de la résolution de problèmes complexes. Lorsque le travail est vidé de sa substance — répétitif, insensé, déconnecté de valeurs — le désengagement arrive vite.
Mais cette sensibilité au sens est aussi une force : elle pousse à chercher, à bouger, à ne pas rester dans des situations qui ne correspondent pas. Ce que d’autres vivent comme de l’instabilité, c’est en réalité une boussole intérieure particulièrement calibrée.
Ce que « avoir du sens » signifie vraiment
Le sens ne vient pas forcément d’un métier à vocation évidente. Il vient de l’alignement entre ce qu’on fait, comment on le fait, et pourquoi on le fait.
Pour un·e multipotentiel·le, le sens peut venir de :
– La diversité des sujets et des apprentissages
– L’utilité concrète de ce qu’on produit
– La qualité des relations dans lesquelles on œuvre
– L’impact visible de ses actions
– La liberté de fonctionner selon sa propre logique
– La possibilité de relier des domaines qui n’étaient pas reliés avant
« Le sens n’est pas trouvé — il est construit. Il émerge de l’action, de la réflexion, et de la cohérence progressive entre ce qu’on est et ce qu’on fait. »
Pourquoi les multipotentiels répondent mieux à cette quête
Contrairement aux idées reçues, les multipotentiels ne fuient pas le sens — ils le cherchent avec une intensité particulière. Et ils disposent d’outils que d’autres n’ont pas :
– Une capacité à relier : ils voient du sens là où d’autres voient du hasard
– Une expérience de la transition : ils ont déjà navigaé dans l’incertitude et en sont ressortis
– Une tolérance à l’ambiguité : ils savent fonctionner sans réponse définitive
– Un rapport à l’apprentissage qui est lui-même source de sens
Construire une vie professionnelle sensée quand on est multipotentiel•le
Le sens ne vient pas d’un seul métier ou d’une seule mission. Pour les multipotentiels, il vient souvent d’une constellation d’activités qui tournent autour d’un même centre de gravité — une valeur, une intention, une manière d’être au monde.
Identifier ce centre de gravité, c’est le travail le plus important. Et c’est précisément ce que permettent de faire le programme 21 jours et le bilan de compétences multipotentiel.
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Questions fréquentes
Des travaux en psychologie positive (notamment Seligman, Csikszentmihalyi) montrent que le sentiment de sens au travail est l’un des meilleurs prédicteurs de satisfaction durable, de productivité et de santé mentale. Ce n’est pas un luxe — c’est un besoin humain fondamental.
Oui, et c’est normal. Ce qui donne du sens à 20 ans n’est pas nécessairement ce qui en donne à 40 ou 50 ans. Pour les multipotentiels, cette évolution est souvent plus rapide que la moyenne — et c’est une invitation à rester en contact avec soi-même plutôt qu’à s’y résigner.
Oui — si l’environnement, les missions et le management permettent d’exprimer sa pluralité et de contribuer à quelque chose qui compte. Le salariat n’est pas incompatible avec le sens. C’est le manque d’alignement qui l’est.


